Enfant Trouvée
Photo Enfant Trouvée

Dédé - 30 septembre 1943 - Auteur non identifié - gélatino-bromure d argent – H. 11,6 x L. 8,6 cm -  Inv. 2002.15.17

Ce tirage fait partie d'un ensemble de photographies parues dans le journal Le Petit Parisien à la rubrique "les disparus". Il porte les traces du recadrage effectué avant publication. Il est accompagné de sa reproduction dans le journal.

Enfant Trouvée

Les méthodes implicites et explicites

 

Jeter un coup d’œil rapide et distrait sur une image ne peut pas produire le même effet que si on lui consacre une étude attentive et précise. Fatalement la complexité des processus d’interprétation et la profondeur des significations auxquelles on accède sont affectées par la qualité de la relation et de l’expérience.

 

Toutefois, même quand on regarde des images sans penser à la façon dont on les regarde, on active des automatismes cognitifs et des habitudes apprises et construites dans la culture visuelle de notre milieu.

Cette culture visuelle est plus ou moins affinée par l’expérience et les compétences de notre environnement et de notre communauté interprétative, mais aussi par nos dispositions et compétences personnelles ainsi que par notre intérêt pour la culture visuelle en général ou, ici et maintenant, pour telle image en particulier.

 

En revanche, quand on étudie des images avec un objectif plus savant on a de préférence recours à une méthode explicite et spécialisée.

Dans leurs activités professionnelles, un graphiste, une photographe, un professeur de français, d’histoire ou d’arts plastiques, une sociologue, un chirurgien, ou une juge, n’utilisent pas les mêmes méthodes pour étudier les images. Le sens qu’ils en tirent n’est donc pas le même.

 

Il existe d’ailleurs de très nombreuses méthodes d’étude des images. Certaines sont spécifiques : l’iconologie et la schématologie par exemple, d’autres sont issues de disciplines telles que l’histoire, la psychologie, la sociologie, la sémiotique (théorie des signes), le droit, l’anatomie, etc. Dans ce cas, l’image et la culture visuelle sont des objets d’étude explorés par des méthodes plus générales.

 

Quelle que soit la méthode choisie, on peut distinguer six grandes façons de délimiter le périmètre d’étude d’une image. Nous les avons hiérarchisés de la plus simple à la plus complexe.

Les conceptions simplifiantes

- Études centrées sur l’œuvre

Elles étudient l’image en elle-même, en fonction de ses caractéristiques propres.

- Études sur l’auteur et les processus de conception et de production

Elles étudient la façon dont l’image a été construite par son auteur et dans quels buts.

- Étude en réception, étude pragmatique

Elles étudient la façon dont une l’image est reçue par soi ou par d’autres personnes, voire par des groupes de personnes. Elles étudient ce que les uns ou les autres en disent ou ce qu’ils en font.

 

Les conceptions complexes "systémiques"

- Étude en conception et réception, étude de communication.

Elles étudient la façon dont les intentions et volontés de l’auteur sont ou non perçues et reçues par le spectateur et ce qu’il fait avec cette image.

- Étude du circuit de la culture

Elles étudient la façon dont une image est produite et reçue dans une culture donnée.

- Étude de la dynamique des cycles de conception et de réception individuels, collectifs et culturels

Elles étudient la façon dont une image est produite, reçue et utilisée à tel ou tel moment du cycle des habitudes d’usage ou du cycle des changements d’habitude des individus, et ceci en fonction de leur rapport aux normes en vigueur dans leurs communautés de production et d’interprétation.

 

L’ÉTUDE

 

La construction du parcours de la signification (la sémiose)

Dans ce court texte nous ne pourrons pas développer une étude complète de l’image dans sa dynamique, toutefois nous nous inspirerons des méthodes qui considèrent l’image dans sa complexité.

 

Notre exploration relèvera donc de la théorie des signes (sémiotique) et sera une étude à la fois située et à la première personne.

À ce titre, ce sont donc mon expérience réelle et directe avec ces documents, ainsi que mes croyances et ma culture, mes connaissances et mon expertise scientifique qui sont convoqués et engagés explicitement dans cette étude.

Le fait que je sois un homme de culture européenne et un universitaire français spécialisé en théorie des signes détermine en grande partie mon rapport à ces documents et aux méthodes que j’utilise.

Grâce à ce petit texte rendu public ma contribution est offerte au débat et aux nouvelles contributions. Mon expérience, mes connaissances et mon expertise peuvent donc être acceptées, contestées, ou enrichies.

 

L’origine des documents

Les trois documents photographiques qui font l’objet de cette étude ont été choisis parmi une trentaine d’autres qui étaient proposés par les conservateurs du Musée Français de la Photographie. Ces documents étaient présentés à des spécialistes de l’image qui, comme moi, étaient invités à explorer un document photographique en exposant leurs méthodes et leurs techniques d’analyse pour faciliter l’éducation à l’image.

 

L’acte de sélection

Lors de l’opération de sélection des documents de travail, mon regard n’était donc pas neutre ou indifférent mais intéressé par une finalité très précise : choisir un bon document d’étude, c’est-à-dire un document susceptible de nourrir une étude stimulante et propice à la présentation de méthodes d’analyse d’image.

 

Voici en quelques lignes le récit de la succession des phases d’attentions, d’interprétations et de questionnement qui se sont enchaînées lors de la découverte des documents rassemblés sous le titre : "Enfant trouvée". Ensembles, toutes ces phases ont constitué mon expérience avec les documents.

 

Alors que j’explorais la collection d’images qui s’affichait sur l’écran de mon ordinateur, le regard triste et fatigué (trois fois répété) de la petite fille a attiré et a même capturé mon attention.

Ce regard a constitué un appel visuel d’où est née une première impression très forte, c’est-à-dire une sorte de jugement ultrarapide accompagné d’une décision aux effets durables.

Cet élan s’est doublé d’une montée d’empathie renforcée par la lecture du titre de l’article "QUI EST CETTE ENFANT ?"

Ma curiosité était éveillée par ces signes constitués en une fraction de seconde.

Je voulais en savoir plus.

Le regard épuisé par les sanglots, la moue à la fois grave et perdue, la posture à la fois confiante et angoissée, les petites mains intimidées, le titre et les quelques phrases de l’article, toutes les petites croix (funestes) avaient provoqué une montée d’émotion et contribué à ma décision.


L’émergence des questions de recherche

Au-delà de l’émotion et de l’empathie, une question sur la nature des documents eux-mêmes s’est rapidement imposée à mon esprit.

En une fraction de seconde, j’avais compris la chronologie de production de ces documents. La photographie de la petite fille avait été recadrée et retouchée pour être imprimée dans cet article de 1943, destiné à tenter de l’identifier. La date du troisième document, 1949, me permettait de le placer dans la série, mais son sens restait obscur.

 

À peine ces questions avaient-elles émergé que je me demandais pourquoi et à quelle fin de tels documents avaient pu être conservés par le musée, et pourquoi avaient-ils été conservés ensemble.

 

En parallèle à ces questions, la date de 1943 faisait son chemin dans mon esprit et activait son cortège de connaissances dramatiques compatibles avec l’ambiance de la photographie : la seconde guerre mondiale, la France occupée, Toulouse, la zone libre, les rafles, la répression, la peur et l’affolement des gens qui les fuyaient, la terreur des parents et de cette enfant emportés dans la tourmente de cette époque de guerre.

 

Cette petite fille avait-elle été abandonnée comme le disait l’article, s’était-elle égarée, était-ce un geste désespéré de parents qui se savaient et la savaient condamnés ?

Y avait-il un moyen d’en savoir plus ?

Le troisième document daté de 1949 ne donnait-il pas la réponse : Inconnue ? La petite fille était-elle toujours inconnue en 1949, quatre ans après la fin de la guerre ?


Analyse

Selon le sémioticien américain Charles S. Peirce, la signification d’une chose est soit le résultat d’une habitude déjà constituée et destinée à préparer à agir ou à agir en toutes circonstances, soit le résultat d’un travail de recherche destiné à répondre à un doute et à constituer une nouvelle habitude, donc une nouvelle préparation à agir.

 

La signification de ces documents sera donc pour moi constitué d’une part de mes habitudes déjà constituées et actualisées à l’occasion de cette étude, mais aussi des réponses aux questions et doutes que ma relation aux documents aura provoquées.

 

Les habitudes déjà constituées

Une grande partie des signes qui constituent ces documents a été immédiatement gérée par mes habitudes constituées de longue date.

- C’est le cas pour la reconnaissance des visages et l’interprétation de leur expression, c’est d’ailleurs une habitude fondée sur des dispositifs cognitifs très profondément élaborés chez tous les humains voyants.

- La lecture des mots et des textes ainsi que la construction de leur signification sont liés à des apprentissages scolaires anciens et automatisés.

- Il en va de même pour la reconnaissance des différents types d’écritures et de leurs significations qui sont des habitudes construites très tôt dans mes apprentissages. L’écriture manuscrite est associée à un usage privé ou local, le texte imprimé à un usage public et de large diffusion, quant au texte tamponné, il est le signe d’une autorité et de sa garantie.

- Il faut encore attribuer au domaine des habitudes très profondes la capacité à formuler des hypothèses pour tenter de donner du sens aux choses, ainsi que la capacité à les organiser en récits cohérents avec l’expérience du monde. C’est ce que j’ai fait en ordonnant chronologiquement les trois documents et en élaborant un récit dramatique.

 

Les habitudes recombinées

Les phases interprétatives suivantes et surtout leur organisation ont réclamé un peu plus d’expertise, mais en grande partie, ces connaissances provenaient d’habitudes déjà développées, en revanche ces connaissances ont été recombinées à l’occasion de cette analyse.

Elles concernent les différentes étapes subies par la photographie, et finalement, par extension, elles s’intéressent aux différents statuts que ces documents ont eus dans le temps, aux huit vies de ces documents.

 

Les dix vies de la photographie

1-     photographie documentaire, le portrait.

La première photographie de l’enfant dans les bras d’une dame a probablement été prise par un photographe de presse ou de police. La mise en scène n’est pas quelconque, la photographie étant destinée à produire une photographie d’identité, le cadrage néglige le personnage de la dame qui est "coupée" car son rôle est annexe à la destination de la photographie, elle n’est que le support rassurant de la petite fille, dont on tire le portrait.

 

2-     Photographie d’identité

L’objectif de cette prise de vue étant de produire une photographie d’identité, l’image est retouchée et marquée pour être recadrée. Pour opérer cette mutation, le retoucheur a accompli l'intention du photographe et neutralisé l’environnement étranger au portrait de la petite fille. Il a éliminé tous les éléments périphériques et anecdotiques qui pouvaient engendrer des récits perturbant dans l’esprit du lecteur de l’annonce.

Il fallait notamment que le lecteur ne s’interroge pas sur le lien entre la petite fille et la dame qui la porte. La retouche et le recadrage témoignent donc d’un choix éditorial qui vise la neutralité de l’information plus que ses dimensions anecdotiques ou pathétiques.

 

3-     Épreuve originale du cliché zinc

Le doute concernant le sens du troisième document nous a conduit à pousser plus loin notre enquête et la recherche de sens. Une visite dans les archives du musée nous a permis de constater que la photo de la fillette appartenait à un lot de photographies de personnes amnésiques ou disparues. Toutes ces photos étaient accompagnées de leur coupure de presse et de leur réplique sur papier jauni. Une enquête auprès d'un ancien imprimeur a apporté la solution à nos questions. À cette époque, les photos destinées a être imprimées étaient reproduites sur une plaque de zinc par un procédé chimique proche de celui de l'offset. C’est à cette occasion que la photographie était tramée

Ce que l’on appelait le "cliché zinc" était ensuite monté avec les lignes de texte coulées dans le plomb avant d'être imprimé. Mais afin de vérifier, puis d'archiver le "cliché zinc" on en tirait un exemplaire sur une presse à épreuve. le document dont nous ne connaissions pas la signification est donc une "épreuve originale du cliché zinc".

De ce fait, il est probable que ce que nous avions tout d’abord identifié comme une date soit en fait un simple numéro d'archive.

En revanche, la présence simultanée des trois documents plaide en faveur d’une collection issue des archives du journal "le petit parisien".

 

4-     Photographie de presse, l’avis de recherche

Si le texte décrit les circonstances de l’événement, seule la photographie est apte à donner des informations permettant l’identification visuelle. Elle est vraiment l’instrument de la reconnaissance de la petite fille. Ici, la photographie désigne l’objet de la recherche, elle présente l’enfant qui est trop jeune pour s’identifier et raconter son histoire et invite les lecteurs qui la reconnaissent à prendre contact avec la police ?

En l’absence d’information sur l’origine de cette photographie, le lecteur ne s’interroge pas sur la manière dont le journal se l’est procurée. Par une sorte d’accord tacite sur la vérité des informations, le lecteur fait confiance au journal qui lui fournit de l’information et lance un avis de recherche.

 

5-     La coupure de presse

La coupure de presse constitue en elle-même un document particulier. C’est un prélèvement qui a été sélectionné pour être mis en valeur et utilisé de façon autonome. Il semble que ce soit le cas du document 2 qui porte les marques de découpe et d’accrochage (ruban adhésif).

Mais il se peut que ces opérations aient simplement été destinées à être archivées par le journal (d’où le tampon).

 

6-     Photographie d’archive

Le tampon dateur nous informe sur la date "29 sep 1943", le nom de l’autorité : le journal "LE PETIT PARISIEN" et l’adresse partiellement lisible de ce journal (dont nous avons supposé qu’il est l’auteur et l’éditeur de l’article) : "18, rue d’Enghien…".

En général, la presse archive ses documents. Ceci expliquerait la présence simultanée des trois documents.

 

7-     Photographie de collection et de patrimoine

Après avoir été un document d’archive, ces mêmes documents se sont transformés en pièce de collection, puis en pièce de musée. Il porte alors un numéro d’inventaire "2002. 15.17" et deux indications "½ Col" (Pour ½ colonne de journal) et "2 clichés".

En devenant objet de collection, ces documents perdent leurs fonctions d’identité, de recherche policière, et d’archive de journal. Le musée, leur donne un autre statut. Celui de témoin historique, authentique, original. On les appelle des sémiophores. Ce sont des objets qui ont perdu leurs valeurs d’usage initiales. Cette coupure dans les usages ordinaires les a transformés en signes de collection et ils ont acquis de nouvelles valeurs : rareté, originalité, authenticité, historicité, etc. Ce sont ces valeurs que le public recherche dans ses établissements patrimoniaux.

 

8-     Photographie numérisée et accessible sur l’internet.

Le projet de diffusion numérique de la collection du Musée Français de la Photographie a changé le statut des trois documents "originaux". Ils ont tous été rephotographiés ou scannés et ont produit des fichiers numériques stockés dans un serveur consultable sur écran, repérables par les moteurs de recherche et accessibles en tous lieux et tous temps par toute personne ayant accès au réseau internet.

Lors du processus de numérisation les documents se sont partiellement dématérialisés. Ce faisant ils ont gagné en accessibilité.

Depuis le début de cette étude et jusque dans sa lecture actuelle, ce sont des doubles électroniques qui sont étudiés. Les originaux sont au musée. C’est le cas pour la photographie retouchée et l’épreuve du cliché zinc. La photo imprimée dans le journal existe sans doute en d’autres exemplaires puisqu’elle a été reproduite à plusieurs milliers d’exemplaires, dont certains ont été conservés.

Le grain de la photographie argentique a été converti par le tramage de la photo destinée à être imprimée et tout cela a été transformé en informations numériques puis en pixel sur l’écran de l’ordinateur. Seuls les spécialistes s’intéressent à ces états matériels, le lecteur ordinaire ne voit que des photographies et dans le contexte de communication, c’est cela qui lui importe pour construire du sens. Dans ce contexte, qu’importent les transformations subies par le document original.

En revanche, quand le spectateur découvre l’ensemble des trois documents, ce qui fut notre cas, il se peut que son intérêt pour leur nature technique et leur signification soit éveillé.

 

9- Photographie d’étude et exemple pédagogique

À l’occasion de cette étude diffusée sur Internet, ces documents acquièrent un nouveau statut. Loin de la photographie de l’événement, de l’épreuve, de la photo de presse, de la coupure de presse et des archives, mais au plus proche de la collection, ces documents sont devenus l’objet d’une étude ayant des fins pédagogiques. Ils se transforment en document pédagogique et à ce titre ils vont sans doute connaître d’autres parcours.

 

10-La photographie énigmatique

La majorité des photographies anciennes représentent des personnes aujourd’hui inconnues et difficilement identifiables.

Si les photographies n’ont pas bénéficié à leur époque d’un texte de légende ou si elles représentent des personnages dont les vies n’ont pas marqué l’histoire, les sujets humains sont devenus anonymes, sans identité et sans histoire.

Ici la photographie est d’emblée énigmatique et sans identité précise.

Au-delà de l’exploration de la généalogie des documents et de leurs dix vies, la question initiale demeure et une partie centrale de la signification des documents nous échappe. L’identification est inaboutie et nos doutes initiaux ne sont pas levés.

 

Qui est cette enfant ?

Longtemps après l’événement, cette question a-t-elle encore du sens ? Cette enfant trouvée a-t-elle été retrouvée ?

Qui se reconnaîtra dans cette photographie diffusée sur internet ? Un témoin reconnaîtra-t-il cette enfant devenue adulte ?

Qui viendra répondre à nos questions et compléter cette étude ?

Si l’enfant avait deux ans en 1943, et si elle est en vie, elle a 67 ans en 2010, 72 ans en 2015, 77 ans en 2020.

Le doute persiste, mais l’enquête est toujours ouverte et le parcours des signes en suspens rebondit grâce au nouveau média qu’est internet.

Le regard désespéré de la petite fille a traversé le temps et il nous interroge.

 

Le pouvoir de l’image et la puissance de la question non résolue sont encore très actifs dans ces documents.

 

Ils sont à ce point puissant que nous leur rendons leur fonction initiale en lançant un nouvel avis de recherche qui prolonge le premier.

AVIS DE RECHERCHE

Qui est cette enfant ?

 Les personnes pouvant fournir des renseignements sur cette enfant sont priées de les communiquer au Musée Français de la Photographie.

 

À suivre, donc.

 

Bernard Darras

OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES

- Etudier une image

- Questionner une image

- Contextualiser une image

NOTES

Texte de la coupure de presse

QUI EST CETTE ENFANT ?

Cette fillette paraissant âgée de dix-hui mois à deux ans et qui répond au diminutif de "Dédé", a été abandonnée dans le couloir d’un immeuble, à Toulouse, le 28 août, vers 9 h 30 peu après l’arrivée du train de Paris, que, accompagnée, elle avait pris la veille au soir, gare d’Austerlitz.

Elle était vêtue d’un manteau de laine rose avec passepoil satin de même couleur, fermant avec quatre boutons à pression ; d’une robe de velours rayonne rose uni à garniture bleu pâle, et d’une culotte blanche.

Les personnes pouvant fournir des renseignements sur cette enfant sont priées de les communiquer au Service de la protection des mineurs, 25, rue Monge, Paris-Ve. Tél. Turbigo 92-00, poste 275.

 

Texte du tampon

LE PETIT PARISIEN

29 SEP 1943

18, rue d’Enghien…

 

Épreuve du cliché zinc

Reproduction de la photo parue dans la presse, surmontée d’une croix bleue.

Texte de la fiche

 Inconnue

Cl 1949

(p.p. 30/9/43)

 

Références

Belkhamsa, S. & Darras, B. (2009). L’objet et le cycle des habitudes et des changements d’habitude. Approche sémiotique. In B. Darras & S. Belkhamsa. Objet et Communication. Paris, L’Harmattan. MEI 30-31. P. 147-160

Darras, B. & Belkhamsa, S. (2009). Modélisation dynamique de la communication de l’objet, approche systémique et sémiotique. In B. Darras & S. Belkhamsa. Objet et Communication. Paris, L’Harmattan. MEI 30-31. P. 160-184

AUTEUR
Photo de l'auteur

Bernard DARRAS est Professeur de sémiotique et de méthodologie de la recherche à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Habilité à Diriger les Recherches (HDR), Docteur en Esthétique, Agrégé d'Arts plastiques, diplômé de psychologie, il est actuellement Directeur du Centre de Recherche Images, Cultures et Cognitions (LETA/CRICC), Directeur du Master Multimédia Interactif et du Master Etudes Culturelles ainsi que des formations professionnelles aux Métiers des Arts et de la Culture à l'Université Paris 1.

RÉFÉRENTS VISUELS
Photo référente

Non identifié. L'amnésique de Compiègne, 11 décembre 1937, gélatino-bromure d'argent. In. 2002.15.16

Photo référente

Non identifié. Enfant trouvé dans l'annexe du magasin du Primtemps, 16 octobre 1943, gélatino-bromure d'argent. Inv. 2002.15.18

Détail de la photographie
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