CERCLES ET SOCIÉTÉS PHOTOGRAPHIQUES

Recueil de mémoires et de procédés nouveaux concernant la photographie sur plaques métalliques et sur papier [détail page de titre] - CHEVALIER - Inv. 93.8713.1

Recueil de mémoires et de procédés nouveaux concernant la photographie sur plaques métalliques et sur papier [détail page de titre]
Charles CHEVALIER
Paris, Charles Chevalier, 1847
Inv. 93.8713.1

Le guide du photographe [Page de titre] - CHEVALIER - Inv. 93.8714.1

Le guide du photographe [Page de titre]
Charles CHEVALIER
Paris, Charles Chevalier, 1854
Inv. 93.8714.1

 

Statuts de La Société Française de Photographie - 15 Novembre 1854 - Inv. 94.8748.1

Bulletin de la Société Française de Photographie, tome premier [page 5]
Paris, Société Française de Photographie, France - 1855
Inv. 94.8748.1

Dès son apparition à la devanture des magasins à l'automne 1839 le daguerréotype suscite à la fois curiosité, enthousiasme et méfiance. Enthousiasme devant cette image nouvelle, "écrite par le soleil", méfiance face à une réalisation, où, semble-t-il, n'intervient ni la pensée, ni la main de l'homme.
Un débat virulent s'esquisse autour de deux questions. Ces nouvelles image relèvent-elles de l'art ou de l'industrie ? Constituent-elles une concurrence, voire une menace pour les peintres, les graveurs et les lithographes qui verraient leurs activités disparaître ?
Après la mise au point du calotype par Henry Fox Talbot et le développement des techniques sur papier, le débat s'organise et se radicalise pour soutenir ou combattre ce qui est parfois assimilé à un fléau. Jusque dans les années 1870, chaque innovation, chaque transformation des conditions de production des images ou de leurs usages relancera le débat.

Les photographes participent activement aux discussions. La mise en œuvre des premières techniques photographiques est si complexe, le résultat tellement aléatoire, qu'ils éprouvent le besoin de se rencontrer, de mettre en commun les acquis de leurs essais, de leurs réussites ou de leurs échecs, pour se conforter par l'échange d'épreuves et de méthodes et répondre à la critique. Des cercles d'amis, des regroupements et sociétés s'organisent à Paris, en province ou à l'étranger et oeuvrent sans relâche.

En 1851, à Paris, la "Société héliographique" est créée. Elle est composée d'hommes "désireux de hâter les perfectionnements de la photographie".
On y rencontre des photographes, Gustave Le Gray, Henri Le Secq, Edouard- Denis Baldus, par exemple, mais aussi des personnalités de divers horizons comme l'opticien Charles Chevalier, le peintre Eugène Delacroix ou l'écrivain et critique Francis Wey.
Elle se dote d'un journal : "LA LUMIÈRE, Journal non politique paraissant tous les huit jours, BEAUX-ARTS- HELIOGRAPHIE- SCIENCES". Le numéro 1 parait le 9 février 1851 ; dès la première page, on peut lire : "L'héliographie occupe aujourd'hui une place incontestable entre les beaux-arts et la science. Elle participe des beaux-arts par l'imitation intelligente de la nature choisie, elle participe de la science dans ses rapports avec la chimie et la physique". Chaque semaine, le journal relaie débats, critiques et controverses.

La Société se transforme en 1854 pour devenir la Société française de photographie (SFP) qui est toujours en activité aujourd'hui. La SFP crée dès 1855 "Le bulletin de la Société Française de photographie", se dote de locaux pour son siège et y organise une exposition la même année.

Toutes ces sociétés qui ont pour but de défendre la photographie et d'obtenir sa reconnaissance institutionnelle - l'admission de la photographie aux salons des Beaux-Arts constitue un de leurs objectifs - sont le théâtre de vigoureux échanges entre les membres. La nature du médium, ses qualités artistiques, sa vocation documentaire au service des autres arts, sont analysées, et discutées âprement.

En 1853, dans les colonnes de La Lumière, le rédacteur en chef Ernest Lacan tente "trois esquisses physiologiques" du photographe : "le photographe proprement dit", c'est le professionnel, qui produit "les images fidèles d'un gendarme, d'une première communiante, d'un monsieur de qualité douteuse, de deux ou trois familles groupées tendrement, le sourire aux lèvres, dans des attitudes plus ou moins gracieuses et engageantes". "Le photographe artiste est celui qui, ayant consacré sa vie à l'étude d'un art, comme la peinture, l'architecture, la gravure, etc., a vu dans la photographie un moyen nouveau de traduire ses impressions, d'imiter la nature dans sa poésie, sa richesse et sa beauté, et de reproduire les chefs-d'œuvre que le génie humain a semé sur terre". "Le photographe amateur, pour nous, c'est l'homme qui, par amour de l'art, s'est passionné pour la photographie, comme il se serait passionné pour la peinture, la sculpture ou la musique, qui en a fait une étude sérieuse, raisonnée, intelligente".

En 1859, la SFP obtient, après de longues tractations, l'autorisation de présenter sa troisième exposition au Palais des Champs-Elysées, mais... dans un espace distinct des Beaux- Arts !

La photographie considérée comme art et comme industrie  : Histoire de sa découverte, ses progrès, ses applications - son avenir [Page de titre] - MAYER et PIERSON - Inv. 2004.20.11

La photographie considérée comme art et comme industrie  : Histoire de sa découverte, ses progrès, ses applications - son avenir [Page de titre]
MAYER & PIERSON
Paris, Librairie L. Hachette et Cie, 1862
Inv. 2004.20.11

La photographie, Ses origines, ses progrès, ses transformations [Page de titre] - BLANQUART-EVRARD - Inv. 84.4801.1

La photographie, Ses origines, ses progrès, ses transformations [Page de titre]
Louis Désiré BLANQUART-EVRARD
Lille, auteur non identifié, 1869
Inv. 84.4801.1

 

La Lumière - Beaux-Arts - Héliographie - Science, tome premier 1851-1855 [page de titre] - Inv. 96.9593.1

La Lumière - Beaux-Arts - Héliographie - Science, tome premier 1851-1855 [page de titre]
Jeanne Laffitte, France - 1995 (réédition)
Inv. 96.9593.1

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